SAINTE CROIX

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Marseille, au printemps
Un enfant solitaire
Un rêveur de huit ans
Dans la colline erre
Une masse blanche calcaire
Sous le vent
Guide mes pas puis me perd

Une figure maternelle
J’établis sans le savoir
Une relation duelle
Rien que moi , elle
M’enveloppe le soir
A la chandelle

Au pied de ma colline blanche
Une barrière de roche
Les souvenirs en avalanche
Tombent de ma poche

Les équilibres contraires
Entre force et douceur
La couleur capte la lumière
Les minutes et les heures
Suspendent leurs carrières

Le passé ne meurt que dans les rêves
J’y retourne souvent
Quand de ma vie, la trêve
Impose sa marque aux temps

Une impression me domine
La lumière, l’humidité tombent
Sur son mystère, la colline
Le silence et sa pénombre
Où l’ombre se devine

Sainte Croix, silencieuse
Désert d’obscurité au sud
Majestueuse
Comme la pause, l’interlude
Une césure délicieuse

Au pied de ma colline blanche
Une barrière de roche
Les souvenirs en avalanche
Tombent de ma poche

Une altesse sublime
En majesté, solennelle
Sainte Croix sur l’abime
Veille

Une absolue esthétique
J’aime le mistral, sa violence
Sa voix magique
Une ligne de mon enfance

L’harmonie et le chaos
Je revois ses formes, ses lignes
Sa roche loin là- haut
Sous le ciel s’imprime

Au pied de ma colline blanche
Une barrière de roche
Les souvenirs en avalanche
Tombent

Rémy Alacchi – Tous droits réservés 01/10/2025